Je ne sais pas trop pourquoi je finis plein de trucs (les noms de mes dossiers d'archives Outlook, mes notes perso...) par "et al." en ce moment... La dernière fois que je suis venue ici c'était à deux jours tout rond de faire ma dernière teinture de cheveux, la dernière de ma vie j'espère. Je suis en pleine mutation vers autre chose, et ce chemin me plait! 2016 donc c'est clairement l'année de la culture, inspirée largement par Solange (te parle) je veux en bouffer, et du bouquin, et du ciné, et tout ce qui passera; et du coup, ben peut être que j'ai à nouveau envie d'écrire?
my pillow in the bus
Ligne éditoriale floue et gondolée, mais tout ce qui excèdera les 4 phrases sera systématiquement coupé au montage.
dimanche 7 février 2016
mardi 28 avril 2015
#3 - S'enfuir
Ce matin ils toussaient tous comme des tuberculeux, j’avais failli me
faire plaquer au sol par le vent avant de parvenir à me hisser dans la cage à
microbes, et franchement j’étais pas d’humeur. J’ai remonté mon col et me suis
isolée debout, dans un coin du bus, façon psychopathe en faction. Faut dire que
des virus de tout poil ça fait deux semaines que j’en bouffe et je me demande
si l’écologie du transport en commun ne finit pas à sa façon par creuser le trou
de la sécu, bref (comme dit l’autre), j’étais de mauvais poil. Heureusement
pour mes voisins, je me suis immergée fissa dans mon road trip au cœur des
états d’Amérique (tes états d’âmes, sont pour moi…) j’ai suivi les péripéties
de Bev* et Neeva* dans le Dakota (ritournelle des Brigitte en boucle dans ma tête),
espionné cette curieuse Berner* et je suis arrivée, au zoo.
* Canada - Richard FORD.
samedi 25 avril 2015
#2 - Ce samedi là que j'avais tant attendu (infinitif)
Prendre son petit dèj en solo, à midi du mat. Avoir réussi cette grasse mat tant projetée tous les autres jours de la semaine, semaine qui me laisse exsangue, l'œil gonflé, les jambes douloureuses et la langue pâteuse. Est-ce pour cela qu'on vit, travailler comme des enragés sans voir la couleur du jour pour quelques petites miettes de liberté jetées avec condescendance par une grosse main paternaliste écartant les nuages: "tiens, petit, c'est le week end"?
jeudi 23 avril 2015
#1 - 23 avril
D’abord ils ont fermé le parking relais et ça a été la galère pour s’acheminer au zoo
le matin. J’ai pris le bus, naturellement. Puis je me suis rendue compte que c’était
le seul moment de « latence » de ma journée, de contemplation benoîte,
de non connexion à un quelconque réseau. J’y ai pris goût et décidé de m’atteler
à l’observation silencieuse, à l’introspection méthodique et au temps qui passe
sans trompe-l’œil.
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